Bien souvent, nous souffrons sans savoir pourquoi, un peu comme une fatalité. « J’ai mal au dos », « je me suis fait une tendinite », « je me suis réveillé avec un torticolis »… sans imaginer une seule seconde que derrière cette douleur articulaire, cette douleur musculaire ou ce symptôme, il y a  un langage, une maladie qui nous parle, qui nous transmet un message.

Notre premier réflexe est, en pareille situation, de nous diriger immédiatement vers la médecine allopathique, pour soulager la douleur. Bien loin de guérir le mal, en agissant ainsi, nous éteignons le signal d’alerte, celui qui nous transmet un message. Notre corps physique est agencé pour se maintenir en bonne santé et gérer perpétuellement des processus d’auto guérison. Oui, le corps humain est doté d’une capacité d’auto rééquilibrage, de guérison que nous ignorons. Dans ce processus thérapeutique, il est souvent nécessaire d’aller retrouver l’origine des maux pour aider notre corps à se guérir.

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Le Mal a Dit

Christian Flèche est un ancien infirmier et le fondateur du biodécodage des maladies. Il nous explique dans un excellent article présent sur le site pourquoidocteur.fr son approche thérapeutique. Celle-ci consiste à analyser l'origine biologique d'une maladie ou d'une douleur physique. Selon lui, notre corps formulerait grâce à la maladie ou à la douleur ce que nous n’avons pas pu verbaliser.

Dans le décodage biologique, nous cherchons en discutant avec la personne concernée et à partir de ses symptômes, l’évènement précis survenu dans sa vie qui peut avoir déclenché la douleur ou la maladie. On isole l’évènement moteur". A l'image par exemple du sentiment de stress qui déclenche physiquement des crampes d'estomac, des sueurs froides, des nausées et qui serait même un facteur déclencheur de la maladie de Parkinson.

Mal de dos

La très grande majorité des patients que je reçois à mon cabinet de magnétiseur à Vernon, arrivent avec des douleurs articulaires ou des douleurs musculaires … Que voulez-vous ? … C’est le mal du siècle. Numéro un sur la liste : le mal de dos … Bruno Peres sur son site internet traducteur-belgique.com  nous liste les expressions idiomatiques liées au dos :

  • En avoir plein le dos : être excédé par une situation

  • Casser du sucre sur le dos de quelqu’un : médire d’autrui en son absence

  • Un coup de poignard dans le dos : Une trahison

  • Avoir bon dos : endurer injustement la responsabilité de quelque chose

  • Faire un enfant dans le dos de quelqu’un : attribuer à autrui la responsabilité de quelque chose

Le dos est ce qui nous permet de porter nos charges physiques mais également nos responsabilités. Il va nous permettre de nous tenir debout et faire face aux difficultés de la vie.

Quand nous ressentons un mal de dos, la majorité des difficultés viennent de la colonne vertébrale. La colonne vertébrale est composée de quatre parties : la zone cervicale, la zone thoracique, la zone lombaire et la zone pelvienne dans laquelle nous trouvons le sacrum et le coccyx.

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De manière générale cette colonne vertébrale est le transmetteur d’informations entre le décideur (le cerveau) et l’exécutant (les membres, les organes …).

Dans son travail de libération psycho émotionnelle, Estelle Daves nous détaille très clairement, les différentes significations en fonctions des zones du dos touché :

  • La région cervicale et du cou est le lien entre notre tête et le reste du corps, elle représente notre capacité à appréhender plusieurs aspects d’une même situation, la communication et l’ouverture face à la vie.

  • La région dorsale est en lien avec l’affectif et le soutien, la vie semble lourde à porter, il peut y avoir de la culpabilité à l’idée de causer de la souffrance à autrui.

  • La région lombaire représente les émotions et les désirs. Les douleurs dans cette région expriment souvent une insécurité sur le plan matériel.

Mais notre dos exprime également la responsabilité. Dès lors que nous ne voulons pas ou que nous ne pouvons assumer ces responsabilités, notre dos se met à nous parler et les expressions de la langue française qui sont associées fusent. Jean Marchal nous en fait une jolie description dans son article paru sur lemondeduyoga.org :

Ainsi, « faire quelque chose dans le dos » de quelqu’un, c’est agir à son insu. « En avoir plein le dos », c’est plier sous le poids de problèmes dont la solution échappe à notre conscience rationnelle et qui souvent s’expriment dans le langage du corps sous la forme d’un « mal au dos», « tourner le dos à un problème », c’est refuser de le voir et de l’ « affronter » (vision par le front, par l’avant), refus qui nous fait « plier l’échine».

Mal de cou, torticolis

Nous trouvons sur le site cervi-care.com des informations précieuses au sujet de notre langage corporel. Ces informations sont issue d’un excellent travail de Philippe Turchet dans son ouvrage « le langage universel du corps ».

On dit souvent avoir une boule dans la gorge ou avoir le souffle court. Le cou est la voie royale empruntée par les émotions pour rejoindre le cerveau. Pas étonnant qu’autant de bouchons s’y forment et qu’autant de douleurs cervicales se déclenchent !

Le cou nous démange là où nos émotions cherchent un passage vers l’extérieur. C’est le cou qui demande à être gratté : il donne l’ordre à la main d’intervenir à un endroit précis pour soulager la démangeaison. Par exemple, ouvrir son col de chemise pour arriver à respirer dans une situation pénible. Ou placer sa main dans la zone du cou, sous la gorge, pour permettre à l’air de passer quand on affronte un message négatif. Le côté gauche du cou nous démange lorsque nous sommes en lien avec quelqu’un d’autre et que nous attendons l’occasion de pouvoir parler. Le côté droit nous démange lorsque la communication est tendue et les propos négatifs, quand le climat est à la violence symbolique.

Le torticolis pourrait nous indiquer que nous refusons une situation. Celle-ci nous est désagréable, nous mène vers une destination que nous savons ne pas nous convenir, et pourtant nous ne pouvons pas dire non. Cela peut également nous indiquer, selon le côté du cou qui est atteint, que nous avons une difficulté à regarder vers …

Mal de bras

Les bras représentent en tout premier lieu la possibilité d’agir, de réaliser des projets, mais également à accueillir, à embrasser, à accepter une situation ou une personne. En cas de douleurs dans les bras, nous pouvons souvent voir dans la vie quotidienne une difficulté à agir, ou une peur de l’échec, ou une entrave à l’accueil d’une situation, ou encore la possibilité d’accepter que cela soit bon pour soi.

Là encore, les expressions de la langue françaises sont nombreuses :

  • Baisser les bras

  • Etre reçu à bras ouvert

  • Les bras m’en tombent

  • Rester les bras ballants

Lorsque l’on ressent des douleurs aux coudes, il peut s’agir d’un manque de souplesse face à une situation. Estelle Daves nous l’explique ainsi dans son travail sur la libération psycho émotionnelle :

Ils représentent les changements de direction, un problème au coude peut être en lien avec un manque de flexibilité face à une situation, une personne ou soi-même.

Mal de hanche

Le rôle de notre hanche est double : d’une part, elle est un des points d’appui, un point d’appui physique qui peut être lié à l’affectif. D’autre part, elle est le point de départ du mouvement, permettant la marche, la mise en avant de mon être vers les autres, vers une situation, vers un futur.

Le magasine Néosanté nous donne un peu plus de détail sur le langage de notre corps à cet endroit :

L’articulation est l’outil qui nous rend mobile, libre de nos mouvements et de nos déplacements. Demandons-nous quel mouvement pouvons-nous réaliser et exprimer avec la hanche ? La hanche représente l’expression même de notre liberté intérieure. Sommes-nous vraiment libres d’emprunter le chemin voulu dans notre vie ? Si quelqu’un s’oppose à notre déplacement ou à notre choix, alors un ressenti d’impuissance et de dévalorisation pourra toucher notre hanche.

Les cuisses et la sciatique

Les cuisses font le lien entre la hanche et les genoux. Le docteur Philippe Dransart dans son livre La Maladie cherche à me guérir nous indique :

Du genou, la cuisse prend la notion d’acceptation et de la hanche le sentiment de trahison, d’abandon, que ce soit par ce que nous abandonnons ou parce que nous avons été abandonnés. Comme le suggèrent plusieurs auteurs, les douleurs de cuisse reflètent une blessure ancienne inconsciente qui remonte à la surface, un vieux traumatisme d’enfant, avec sentiment de trahison qui nous « coupe les jambes ». La hanche et la cuisse sont souvent impliquées dans ces situations d’abandon, d’une manière analogue à l’épaule, car il existe une certaine symétrie entre ce qu’évoquent nos bras et nos jambes. En haut (l’épaule), nous ne nous sentons pas « épaulés », et en bas (hanche et cuisse), nous perdons notre appui.

Mal de genoux

Lorsque des douleurs articulaires surgissent au niveau des genoux, nous retrouvons très souvent dans notre quotidien une difficulté à avancer, à imaginer l’avenir, à envisager de quoi demain sera fait. Nous nous trouvons là dans un conflit entre notre égo et une situation donnée. Nous nous entêtons, nous ne voulons pas « nous mettre à genoux » face à une situation que nous considérons ne pas nous convenir et qui nous est imposée.

Lyse Bourbeau dans son livre « Ton corps dit : Aime-toi ! » nous parle très bien des conséquences d’une telle position :

Tu deviens entêté, tu ne veux pas plier face aux idées ou conseils des autres, surtout ceux que tu considères autoritaires. Tu te fais plus de mal que de bien avec cette attitude inflexible, car tu t'empêches de trouver des moyens plus faciles pour faire face à ton avenir. Tu reçois donc le message que tu as grand besoin de lâcher prise en changeant ta façon de voir les choses.

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Mal aux chevilles

Si nos poignets nous parlent de notre possibilité d’agir avec souplesse et détermination, les chevilles nous indiquent quant à elle notre clairvoyance quant à la direction à prendre. Elles sont synonymes de stabilité mais également de mobilité, de flexibilité. Peut-être que lorsque ma cheville est douloureuse, je ne sais simplement pas « sur quel pied danser ». Que dois-je faire ? Quelle attitude dois-je adopter en pareille situation ? J’avais imaginé une direction qui est remise en question par un imprévu qui se présente sur ma route. Mes chevilles seront le reflet de ma flexibilité à m’adapter à ce genre d’impondérable.

Sur le site communication-soignante.com, nous trouvons les explications de deux thérapeutes : Michel Odoul et Joseph Messinger :

Selon Michel Odoul, les douleurs, entorses et traumatismes aux chevilles traduisent nos difficultés dans nos relations dans leur souplesse et et leur rigidité par rapport à elles. Vous traversez une phase dans laquelle vos positions, vos critères de vie, ne conviennent plus et que vous avez des difficultés à changer, « à bouger ».

Vous vous obligez à l’arrêt parce que vous ne pouvez plus avancer, vous devez changer votre point d’appui. Les tensions ou les souffrances aux chevilles peuvent signifier aussi que vous avez de la difficulté à décider de quelque chose à prendre une décision importante pour votre vie. Si la tension se passe dans la cheville droite, elle est en relation avec la dynamique Yin (maternelle) ; s’il s’agit de la cheville gauche, la tension est en relation avec la symbolique Yang (paternelle).

Pour Joseph Messinger, une douleur aux chevilles signifie que votre motivation a subit quelques revers ou que vous êtes en période d’instabilité. Joseph Messinger a découvert la symbolique des chevilles en observant les gestes et notamment le croisement des chevilles. Le croisement des chevilles indique une attitude réactionnelle psychoflexible ou psychorigide qui dépend de votre climat mental.

La partie inférieure du corps est réceptrice, elle traduit instinctivement les impressions venues de l’extérieur ou de l’inconscient de votre interlocuteur. Si vous avez tendance à croiser la cheville gauche sur la droite sous le siège, vous êtes en phase psychoflexible. Vous exprimez une empathie et votre émotivité se libère et s’adapte. Si vous avez tendance à croiser la cheville droite sur la gauche sous le siège, vous passez en mode rationnel et devenez plus méfiant. Mode psychorigide.

Le magnétisme pour soulager les douleurs articulaires et musculaires

Lors des séances de magnétisme que je dispense dans mon cabinet à Vernon (Eure) ou au travers de séances à distance (télépathie), j’aide le corps du patient à retrouver un équilibre énergétique. Je transmets une énergie qui permet de rééquilibrer un organe, le système nerveux, une zone articulaire ou une zone musculaire. Notre corps est naturellement constitué pour se maintenir en bonne santé. Si il y a douleur, en tant que magnétiseur, je transmets au patient une énergique qui lui permet de retrouver la voie vers un mieux-être. Dans ce processus, retrouver l’origine du problème, l’évènement qui est survenu et qui a enclenché ce dysfonctionnement du corps peut être extrêmement bénéfique.